Comment traiter l'écoulement nasal ?
Qu’il soit dû à une infection virale comme le rhume, des allergies saisonnières ou une sinusite, le nez qui coule n’est jamais agréable à vivre. S’il n’est pas signe d’une pathologie plus grave, il peut être soulagé facilement au quotidien. Voyons ensemble comment traiter l’écoulement nasal.
Nez qui coule : les bons gestes de base
Adopter certains gestes simples permet de limiter la gêne, de favoriser la guérison et de prévenir la diffusion du virus ou des allergènes. Ce sont des gestes simples, mais qui, réalisés au quotidien, permettent de maîtriser au mieux l’écoulement :
- Mouchez-vous doucement, une narine après l’autre, pour éviter de blesser la muqueuse ou de favoriser l’otite tout en débarrassant vos fosses nasales ;
- Lavez-vous les mains avant et après chaque mouchage pour limiter la transmission des germes ;
- Aérez régulièrement les pièces de votre logement, gardez une température modérée (de 18 à 20°C) et humidifiez l’air ambiant pour éviter que vos muqueuses ne s’assèchent ;
- Buvez de l’eau, des tisanes ou des bouillons pour permettre de maintenir une bonne hydratation et de fluidifier les sécrétions.
Ces gestes constituent un socle incontournable pour traiter l’écoulement nasal, quelle qu’en soit la cause.

Les lavages et soins nasaux : des solutions simples et efficaces
Le lavage nasal est recommandé dès les premiers signes de l’écoulement nasal. À la fois simple et efficace, il permet d’éliminer la majorité des agents pathogènes et allergènes présents dans les fosses nasales. Pour réaliser un lavage optimal, utilisez des solutions salines ou de l’eau de mer isotonique. Ces sprays sont disponibles en pharmacie. Répétez le lavage plusieurs fois par jour si besoin, notamment le matin et le soir, et à la suite d’expositions aux allergènes.
En préventif ou en traitement, la pratique de l'irrigation nasale régulière est également un bon moyen de lutter efficacement contre le nez qui coule. Pour cela il existe des dispositifs spécialement désignés pour faciliter et optimiser la pratique.
Chez l’enfant ou le nourrisson, l’utilisation de dispositifs adaptés (seringue, spray doux, mouche-bébé) limite le risque de fausse route.
Les médicaments : en cas d’écoulement nasal persistant
Le recours aux médicaments doit toujours être raisonné et adapté à la situation. Il existe plusieurs catégories selon la cause du nez qui coule. Dans un spectre de traitement plus large, pour traiter l'écoulement nasal, on emploi des médicaments indiqués en cas de rhume ou de rhinite.
Les antihistaminiques
Ils sont indiqués en cas d’allergie ou parfois lors d’infections virales accompagnées d’un écoulement gênant ou abondant. Les antihistaminiques de première génération (chlorphéniramine, prométhazine) peuvent causer de la somnolence ; les plus récents (cétirizine, fexofénadine, loratadine) sont moins sédatifs. Privilégiez les seconds en cas de doute, et toujours sous contrôle médical.
Les corticoïdes nasaux
Les sprays nasaux à base de corticostéroïdes sont efficaces pour les allergies chroniques, les rhinosinusites, la polypose nasale. Ils réduisent l’inflammation et les sécrétions. Ces traitements sont très efficaces, mais il convient de respecter les doses et de rincer le nez avant application pour optimiser leurs résultats.
Les décongestionnants nasaux
Il s’agit de médicaments d’appoint parfois proposés aux adultes pour dégager rapidement le nez très bouché. Leur usage doit être exceptionnel et de courte durée (jamais plus de 5 jours !) pour éviter l’effet rebond, l’irritation chronique et les effets secondaires cardiaques. Pas d’inquiétude si vous les utilisez selon les recommandations usuelles ; ils sont bien tolérés de façon générale.
Attention : les décongestionnants nasaux sont contre-indiqués chez l’enfant, la femme enceinte, ainsi que les personnes souffrant d’hypertension ou de troubles cardiaques.
À noter : Les antibiotiques ne sont jamais indiqués pour l’écoulement nasal d’origine virale ou allergique, mais uniquement en cas de surinfection bactérienne avérée (sinusite aiguë, écoulement purulent persistant, fièvre prolongée…).

Les remèdes naturels : en complément des autres solutions
Certains remèdes naturels complètent la prise en charge médicale, ou peuvent s’y substituer en cas d’écoulement nasal ponctuel et sans fièvre associée. Attention, ils ne remplacent pas un traitement médical en cas de pathologie sous-jacente.
Parmi les solutions naturelles pour traiter l’écoulement nasal, on retrouve :
- Les inhalations de vapeur, avec l’ajout de feuilles d’eucalyptus, de thym ou de menthe pour aider à mieux décongestionner le nez et apaiser les muqueuses ;
- Les compresses chaudes sur le nez ou le front pour soulager l’inconfort des sinus ;
- La prise de compléments alimentaires à base de vitamines et de minéraux essentiels pour renforcer l’immunité.
Prenez toutefois garde aux interactions ou aux risques d’allergie à certaines huiles essentielles. Ne les utilisez jamais en cas de grossesse ou d’allaitement, et chez vos enfants.
Écoulement nasal : quand consulter
Si vous présentez ces symptômes en plus de votre nez qui coule, nous vous recommandons de consulter rapidement votre médecin :
- Symptômes qui persistent au-delà de 10 jours ou qui s’aggravent ;
- Apparition de fièvre élevée ou de maux de tête intenses ;
- Douleurs faciales ou sinusales, écoulement verdâtre/jaune épais, gêne importante à la respiration ;
- Saignements de nez, troubles de l’odorat prolongés ou vision trouble ;
- Antécédents médicaux particuliers : immunodépression, polypose nasale connue, chirurgie nasale, etc.
Sources :
- "Congestion nasale et écoulement nasal" par Marvin P. Fried, MD, Montefiore Medical Center, The University Hospital of Albert Einstein College of Medicine, révisé par Lawrence R. Lustig, MD, Columbia University Medical Center and New York Presbyterian Hospital - msdmanuals.com
- Comment soigner un rhume ? - vidal.fr
- "Rhinite" par Marvin P. Fried, MD, Montefiore Medical Center, The University Hospital of Albert Einstein College of Medicine, révisé par Lawrence R. Lustig, MD, Columbia University Medical Center and New York Presbyterian Hospital - msdmanuals.com